Fuite chez un locataire ou en copropriété : qui appeler, qui paie

Une fuite dans un logement loué ou dans un immeuble, c'est souvent trois questions à la fois : qui appelle le plombier, qui paie la réparation, et qui paie les dégâts. Voici les règles générales.

Mis à jour le 3 novembre 2026 · Service lié : Recherche et réparation de fuite

Dans un logement loué

L’entretien courant et les menues réparations sont à la charge du locataire. La liste est fixée par le décret du 26 août 1987 : par exemple les joints, les flexibles, le débouchage des évacuations, le détartrage, le remplacement des petites pièces de robinetterie.

Le propriétaire paie le reste : remplacement d’un équipement usé par le temps (chauffe-eau en fin de vie, canalisation vétuste), défaut de l’installation, gros travaux.

En pratique :

Situation À la charge de
Joint de robinet qui fuit Locataire
WC ou évier bouché par l’usage Locataire
Chauffe-eau en fin de vie à remplacer Propriétaire
Canalisation encastrée percée par la corrosion Propriétaire
Dégâts causés par la fuite Assurances (voir plus bas)

Le rapport du plombier, qui indique la cause de la fuite, aide beaucoup à trancher.

En copropriété

  • Parties communes (colonnes montantes, descentes d’eaux usées, canalisations avant le robinet d’arrêt du logement, en général) : c’est la copropriété, donc le syndic, qui fait intervenir le plombier et paie.
  • Parties privatives (après le robinet d’arrêt du logement, en général) : c’est le copropriétaire, ou son locataire selon le cas.

La limite exacte est fixée par le règlement de copropriété. En cas de doute, prévenez le syndic.

Et les dégâts des eaux ?

Pour les dégâts dans un immeuble, les assureurs appliquent une convention entre eux, la convention IRSI. En simplifiant : pour des dégâts modérés, c’est en général l’assureur de l’occupant du local sinistré qui gère le dossier, même si la fuite vient d’ailleurs. Chacun déclare le sinistre à son assureur dans les 5 jours ouvrés, en général avec un constat amiable dégât des eaux.

Les bons réflexes

  1. Arrêter la fuite (voir notre guide fuite d’eau : les bons gestes).
  2. Prévenir tout de suite le propriétaire, l’agence ou le syndic, et le voisin touché.
  3. Prendre des photos.
  4. Remplir un constat amiable dégât des eaux avec le voisin concerné.
  5. Garder la facture et le rapport du plombier.

Agences et syndics : voir nos pages agences et gestion locative et syndics et copropriétés.

Questions fréquentes

Le locataire peut-il appeler le plombier lui-même ?

Oui en cas d'urgence, pour arrêter la fuite. Il prévient ensuite le propriétaire ou l'agence. Pour une réparation qui n'est pas à sa charge, mieux vaut que le propriétaire valide avant.

Qui paie la recherche de fuite ?

Dans le cadre d'un dégât des eaux, elle est souvent prise en charge par l'assurance, selon la convention entre assureurs et les contrats. Gardez la facture et le rapport du plombier.

Ce guide remplace-t-il un conseil juridique ?

Non. Il donne les règles générales. Votre bail, votre règlement de copropriété et vos contrats d'assurance peuvent prévoir autre chose.

Besoin d’un plombier ?

Appelez, ou envoyez une photo du problème sur WhatsApp.